bhale bacce crew

bhale bacce crew
Qu'est ce qu'un « sound system » ?

Pour co
mmencer la présentation, quelques précisions sur le concept du soundsystem à travers un petit rappel historique. C'est vers la fin des années 40 que les soundsystems, des groupes ayant pour seuls "instruments" des platines et de grosses enceintes, ont fait leur apparition en Jamaïque, supplantant les groupes "traditionnels" qui jouaient du R&B en provenance des USA ou du Mento, la musique locale. D'abords très basiques d'un point de vue technique, les sounds se sont beaucoup développé grâce aux progrès apparus dans les années 50. Le son était diffusé dans des clubs ou en pleine rue, l'essentiel de cette activité se déroulant dans le lieux nommé 'Beat Street' à Kingston. A la fin des années 50, les principaux soundsystem étaient tenus par Duke Reid, Clement "Coxsone" Dodd et King Edward the Giant, bientôt rejoints par Prince Buster et son "Voice of People soundsystem". C'est à Count Machuki, d'abord aux côtés de Tom The Great Sebastian puis plus tard pour Sir Coxsone Downbeat, que l'on doit la naissance du Deejay, cet homme étant le premier à avoir introduit les disques diffusés par les soundsystem. Au fil des ans, il est devenu d'usage pour ces soundsystem de diffuser les faces B des 45 tours contenant les Dubs ou versions instrumentales de la chanson pressée sur la face A. Puis tout naturellement sont venus s'y ajouter des airs joués par des instruments tels le mélodica ou chantés de manière originale. Aujourd'hui, le soundsystem c'est donc ça: de la musique mixée et des chanteurs qui viennent poser leurs voix sur des instrus pressées sur vinyle. En France, ce n'est qu'en 1979 que sont apparus les premiers soundsystem pour se développer ensuite à partir des années 1980. La scène sound system s'est aujourd'hui imposée en France et compte de nombreux adeptes

Et le
Bhale Bacce Crew ... ?

Dans le Bhale Bacce sound system, ceux qui mixent le son (les « selectas ») s'appellent Mercy et JMSound. Leurs bacs sont remplis de vinyls 45 tours, dans toutes les tendances du reggae (early reggae, roots reggae, dancehall, digital, nu roots, stepper...) et de dubplates, des chansons exclusives enregistrées par des artistes spécialement pour Bhale Bacce. Pour agrémenter les mixs, « l'opérateur » Papa Crazy y superpose effets, samples et sirènes. Enfin, selecta PirS s'occupe d'ajuster au mieux le son général.
Au
micro c'est aussi la diversité qui prédomine et le nombre important de chanteurs fait la force du collectif. Il y a d'abord, les sistas: Sista Cl'r, Sister Maï, Sista Red et MC P'tit Bordel qui chantent chacune dans des styles bien différents allant du chant au ragga en passant par le rap, pour des chansons solo ou les ch½urs. Ensuite il y a Lo, qui tchatche avec des textes denses et un flot de paroles rapide, généralement sur des instrus nu roots. Lo pose aussi parfois quelques notes de mélodica sur les versions instrumentales. Dans le même style de chant on trouve Greg le Shakal et Ieuth. Entre chant et ragga, c'est là vers Jubos et Cosmar qu'il faut tendre l'oreille. Le rappeur Moïse offre lui des textes d'une grande justesse souvent à contre-courant des clichés du hip hop. A côté de ces dix chanteurs et chanteuses attachés au crew se greffent bien souvent des invités pour venir partager le micro et s'offrir des séquences de tchatche improvisées et spontanées.
Con
cernant le contenu des textes, il varie selon les humeurs et les sensibilités de chacun, les thèmes abordés allant de la dénonciation des dérives du système (« Partout les mêmes Lois », « Les différences », «Y a pas moyen » ) à des sujets plus particuliers
(
« Imposteurs », « Ma Terre », « Bla Bla Bla ») ou plus personnels (« Impressions »). Les textes et les mélodies originales sont composés par les chanteurs du Bhale Bacce Crew.
Le g
roupe a déjà à son actif de nombreuses dates dans des salles de concerts, bars, salles des fêtes et festivals et a sorti quatre albums autoproduits en septembre 2001 (Croisements), septembre 2002 (Tir Groupé), septembre 2003 (Court Circuit) et mars 2005 (Gentils Enfants). En outre, quatre membres de Bhale Bacce (Greg le Shakal, Ieuth, Jubos, Lo) jouent avec le groupe Dazibao (album studio sorti en 2004) et tous les chanteurs sont sollicités par d'autres collectifs pour des sessions live ou des enregistrements inédits.
B
hale Bacce signifie “gentils enfants” en hindi (Inde) et se prononce [Balé Batché].

bhale bacce crew video:
cet homme
pour ne rien dire
sarko skanking

bhale bacce crew son :
absurde
cliquez ici et vous pourez ecouter et telegarger tout ( ou pratiquement tout !) des sons du bhale bacce crew

# Posté le samedi 17 mars 2007 17:36

Modifié le vendredi 06 avril 2007 19:10

black uhuru

black uhuru
Fone en 1974 par Derrick « Ducky » Simpson (né Je 24-6-1950 à Kingston, Jamaïque), Donald « Don Carlos » McCarlos [Euvin Spencer] ( le 29-6-1952 à Kingston) et Rudolph « Garth » Dennis ( le 2-12-1949 à Kingston) sous le nom d’Uhuru (« liberté » en swahili), la formation d’origine enregistre une version du « Romancing The Folk Song » de Curtis Mayfield pour la marque Top Cat du studio Dynamic’s à Kingston. Seul, Ducky Simpson s’associe ensuite à Michael Rose, qui devient le chanteur principal du groupe. Rose est un dur venu du quartier de Waterhouse. Il a déjà enregistré pour le producteur Winston « Niney » Holness la version originale du succès « Guess Who’s Coming To Dinner » (inspi par le film avec l’acteur noir Sidney Poitier Devine qui vient ner ce soir). Ducky Simpson engage Errol Nelson (des Jayes) à compter son nouveau trio vocal. Ils enregistrent quelques 45 tours qui formeront l’album Love Crisis (réédité sous le nom de Black Sounds Of Freedom en 1981 par Greensleeves) pour Prince Jammy en 1977. Une version de « Shine Eye Gal » avec Keith Richards à la guitare est publiée à cette époque.

black uhuru video :
general

# Posté le samedi 17 mars 2007 17:52

Modifié le mardi 03 avril 2007 18:07

broussai

broussai
Broussaï met en scène et en musique un reggae teinté de ska et de ragga.

T
ous issus de parcours musicaux différents, les membres du groupe partagent leurs vibes depuis l'an 2000. Inspiré des sons jamaïcains, Broussaï met en scène un reggae roots teinté de ska et de ragga. Les textes engagés, écrits en français, naviguent entre sujets d'actualité et poésie. Les harmonies des quatre voix masculines apportent une touche particulière inspiré d'un certain groupe nommé les Wailing Wailers, et révèle une complicité qui va bien au-delà de la musique.
A
près avoir semé leur graines un peu partout en France, les cinq musiciens présentent leur premier album « Insurrection »alisé comme son petit frère « Side One » en autoproduction.
Fr
uit d'une année de travail et de rencontres, on trouvera sur ce disque la participation d'une section cuivres, d'un violoniste et de (trombone, Skatalites), Samuel « Kete » Williams (Count Ossie Jr, percu Mystic Revelation of Rastafari), Danny Gits (guitare, Sugar Minott) et Itame au chant...
«
Insurrection » est mixé par le jamaïcain Samuel Clayton Junior qui a notamment travaillé avec Toots and the Maytals, Femi Kuti, Steel Pulse...
Vague de révolte et réflexions sur un monde en dérive, la Broussaï affirme un engagement pour lafence des droits de l'Homme et de la Nature. Des mots, des mélodies comme mode d'action pour mener une prise de conscience...
D
e Quiberon (56) à Briançon (05) et de Paris à Capbreton (40), le groupe sillonne les routes de France depuis deux ans et totalise plus de cents dates de concerts... Cette aventure musicale les a amenés à partager la scène avec des formations telles que Jamaïca All Stars, Mystic Revelation of Rastafari, K2R Riddim, Raspigaous, Gnawa Diffusion...

broussia video:
culture

# Posté le samedi 17 mars 2007 18:01

Modifié le mardi 03 avril 2007 13:09

bob marley

bob marley
Bob Marley, de son vrai nom Nesta Robert Marley[1] est né le 6 Février 1945 à Rhoden Hall près de Nine Mile dans le département de Saint Ann (Jamaïque) d'une mère jamaïcaine âgée de 18 ans, Cedella Marley Booker, née Malcolm, et d'un père jamaïcain blanc d'origine juive syrienne, superviseur à cheval des travaux des champs et âgé d'une cinquantaine d'années, Norval Marley, qu'il n'a que très peu connu. Les parents de Norval Marley n'acceptaient pas sa liaison avec une femme noire, et Norval est apparemment rejeté par sa famille. Bob Marley souffre de l'absence d'un père, qui le fera venir à la capitale pour étudier quand il a cinq ou six ans. Sans nouvelles, sa mère le retrouvera des mois plus tard dans une rue de Kingston : son fils avait été confié à une vieille dame, pour qui il faisait les courses. Cedella reprend son enfant et voit Norval une dernière fois. De tempérament faible, brisé, malade, il décèdera quelques années plus tard. À son adolescence, Nesta quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Il y rencontre Neville Livingston dit Bunny Wailer et Winston Hubert McIntosh dit Peter Tosh, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu'ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs leur donne des cours de chant. Bob Marley enregistre pour le producteur Leslie Kong ses deux premiers titres Judge Not et "One Cup of Coffee" en 1962, alors qu'il est âgé de 17 ans. Ces titres ska n'ont aucun succès mais Bob continue de s'investir dans la musique.

En 1963, il forme avec Junior Braithwaite, Peter Tosh et Bunny Wailer le groupe The Wailers » (les gémisseurs). Ils obtiennent un contrat avec Studio One et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement "Sir Coxsone" Dodd, qui a pour assistant en studio Lee "Scratch" Perry (Scratch assure aussi la promotion). Bob quitte son métier de soudeur. Après l'album "The Wailin' Wailers", le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand chose en contrepartie de la centaine de titres qu'ils ont enregistré pour lui (dont plusieurs succès, comme "Simmer Down" et "Put it On").

Après son mar
iage avec Rita Anderson début 1966, Bob Marley part rejoindre sa mère, remariée avec un Jamaïcain nommé Booker à Wilmington, Delaware, aux USA. Bob travaille à l'hôtel Dupont, mais continue à écrire des chansons. Il est provisoirement remplacé par Constantine "Dream" Walker. À son retour après l'été 1966, il s'intéresse de plus en plus au mouvement rastafari, qui a émergé dans les années 30 en Jamaïque, et fonde avec Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Wail'n Soul'm. Leur premier titre autoproduit dans le nouveau style rocksteady s'intitule "Bend Down Low".

À Kingston, c'est Mo
rtimo Planno, un rasta jamaïcain d'origine cubaine qui a voyagé en Éthiopie et rencontré Haïlé Sélassié Ier au début des années 60 qui lui transmet une partie de sa culture rasta. Sans le soutien d'un distributeur professionnel, ses disques se vendent très mal, et Marley est trop pauvre pour vivre en ville avec sa femme Rita et ses deux enfants Cedella et Ziggy. Il retourne dans son village natal en 1967 pour un ressourcement spirituel, mais continue à enregistrer et à publier nombre de 45 tours obscurs pour sa petite marque Wail'n Soul'm, comme les futurs classiques "Hypocrites" et "Nice Time" qui sortent sous le nom de Bob Marley & the Wailers.

Rita, Bob
Marley et Peter Tosh rencontrent en janvier 1968 le chanteur américain Johnny Nash, qui est décidé à lancer le style rocksteady aux États-Unis, et son manager Danny Sims, avec qui ils signent un contrat international exclusif pour les disques et éditions JAD. Bob leur fournit quantité de compositions inédites, dont "Stir It Up", qui deviendra bientôt un succès pour Nash. Johnny Nash a beaucoup de succès avec le rocksteady (tube américain "Hold Me Tight" en 1967), mais l'album de Bob Marley & the Wailers qu'il a financé ne sort pas (il ne sera finalement publié qu'en 1997 chez JAD). Seule une nouvelle version de "Bend Down Low" avec des cuivres américains ajoutés à New York sort en France et au Canada (JAD-CBS) en 1968, mais sans aucun succès. Bob Marley écrit parallèlement son premier morceau rasta, "Selassie Is the Chapel" en 1968. Cet enregistrement important, dans le style nyahbinghi (tambours rastas), est financé par Mortimo Planno, qui interprète la face B, "A Little Prayer". Quelques producteurs locaux se succèdent, mais le trio vocal n'a plus aucun succès depuis son départ du giron de Coxsone Dodd.

Sans ressourc
es, Bob repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969. Il travaille plusieurs mois de nuit dans une usine automobile Chrysler. Sa femme et ses jeunes enfants les rejoignent. À son retour, il fonde les disques Tuff Gong, du nom de son surnom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le "Gong" fondateur du mouvement rasta), et enregistre une reprise de James Brown "(Say It Loud) I'm Black and I'm Proud" rebaptisée "Black Progress" dans le nouveau style reggae avec de jeunes musiciens brillants, les frères Carlton (à la batterie) et Aston "Family Man" Barrett (à la basse) qui ne le quitteront plus. Mais les disques indépendants Tuff Gong n'ont toujours aucun succès. Marley va voir son vieil ami Lee "Scratch" Perry qui fin 1969 a été chanter en Angleterre accompagné par les frères Barrett sous le nom des Upsetters. Perry a obtenu un succès anglais avec l'instrumental "The Return of Django" et accepte de produire Bob Marley. Ils collaboreront jusqu'en 1977. Perry donne une nouvelle couleur au groupe, qui enregistre plusieurs chefs-d'½uvre avec lui, comme "Duppy Conqueror", "Sun Is Shining", "Soul Rebel" et le "(I've Gotta) Keep on Moving" de Curtis Mayfield.

M
ais toujours sans succès, ils gravent une dizaine de chansons avec l'équipe de musiciens de Leslie Kong, un producteur jamaïcain (qui avait déjà produit les deux premiers 45 tours de Marley en 1962) qui a du succès en Angleterre grave à un son professionnel capable de percer sur le marché anglais (disques Trojan). Il publiera ces titres en 1971 sous le nom de « The Best of the Wailers ». Bunny Wailer, superstitieux, pense que leur « meilleur » est encore à venir et lui lance une malédiction. Leslie Kong décède peu après d'une crise cardiaque, et le trio ne touche aucun argent. Ils continuent à alterner les autoproductions pour Tuff Gong avec des séances financées par Lee "Scratch" Perry. Malgré la qualité remarquable de leur travail prolifique, ils n'ont aucun succès local jusqu'à leur autoproduction "Trench Town Rock" en 1971. Marley rejoint l'organisation rasta des Douze Tribus d'Israel fondée par Prophet Gad, alias Vernon Carrington.

À la demande d
e Johnny Nash qui cherche des compositions pour la bande du film suédois "Love Is Not a Game" dans lequel il joue le rôle principal, Bob Marley part à Stockholm. Il y écrit plusieurs morceaux, et collabore à la bande du film. Nash signe alors avec les disques CBS, et part à Londres où il enregistre le plus gros succès de sa carrière, "I Can See Clearly Now". Marley le rejoint, et signe lui aussi avec CBS grace à Nash. Comme l'album de Nash, le 45 tours "Reggae on Broadway" sort en 1972, mais Marley n'a aucun succès. Le son anglais commercial et les musiciens anglais apportés par Nash ne lui conviennent pas. Quelques concerts à Londres avec les frères Barrett sont organisés, mais sans succès. Nash part vers la gloire et abandonne son poulain. Marley contacte Chris Blackwell, le patron des labels Trojan et Island Records. Blackwell a déjà distribué en Angleterre les disques Beverley's de Leslie Kong, et connaît le nom de Marley. Il confie de l'argent à Bob, qui part enregistrer à Kingston.

Les d
eux premiers albums sortent chez Island sous le nom des Wailers, mais, en 1973 Bunny Wailer puis Peter Tosh quittent le groupe, laissant Bob seul aux commandes (le nom des Wailers sera désormais celui de ses accompagnateurs'). Son premier album solo est son chef-d'½uvre « Natty Dread », dans lequel il incorpore une influence blues avec le guitariste américain Al Anderson. Suivront le fameux « Live! » enregistré le 18 juillet 1975 à Londres, qui contient son premier succès international "No Woman No Cry", puis « Rastaman Vibration » (1976) qui sera le disque de Bob le plus vendu de son vivant.

Le 3 décembre 1976, peu avant le concert pour la paix en Jamaïque réunissant les deux grands partis politiques (PNP et JLP), Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit tout de même une balle dans le bras et une dans la poitrine tandis qu'une autre blesse grièvement Rita à la tête. Don Taylor, leur gérant, en sort gravement blessé. Ni l'auteur ni le commanditaire du crime ne sont connus. La raison de l'attentat est très certainement politique. Certains pensent qu'elle découle de la participation de Marley à un concert engagé en faveur du progressiste Michael Manley et à la suite duquel Bob Marley a reçu des menaces de mort. L'attentat aurait donc été commandité par le parti conservateur. Mais Marley disait ne pas faire de politique et la critiquait sans se soucier du camp en prônant la paix et l'union des Jamaïcains contre la division et la guerre civile. Par là même, il s'attirait beaucoup d'ennemis. Cette thèse n'est donc pas évidente.

Quoi qu
'il en soit, deux jours après l'attentat, Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Il se réfugie ensuite à Londres car il ne se sent plus en sécurité en Jamaïque. Il y enregistrera les albums « Exodus » et « Kaya » ainsi que des singles avec Lee Scratch Perry. En 1977, il s'aperçoit qu'il a une blessure au gros orteil droit. Étant passionné de football, il en vient à penser que c'était une blessure qu'il s'était faite en jouant. Mais la blessure ne guérit pas et son ongle tombe en jouant au football. C'est alors qu'un diagnostic correct est fait. Bob Marley souffre d'un mélanome malin (cancer de la peau). On lui conseille de se faire amputer l'orteil, ce qu'il refuse, cela allant à l'encontre des préceptes rastafaris. En 1980, après une attaque de paralysie, Bob Marley passe un examen aux rayons X où l'on voit cinq tumeurs, trois au cerveau, une aux poumons et une à l'estomac. Les médecins tentent une autre méthode (la chimiothérapie) à la clinique du docteur Josef Issels en Allemagne, mais c'est un échec. Le cancer se généralise.

À la fin de sa vi
e, poussé par sa femme, il se convertit à l'Église orthodoxe éthiopienne (une des nombreuses Églises jamaïcaines, qui intègre à sa liturgie chrétienne des éléments de culture panafricaine). Il souhaitait finir ses jours en Jamaïque mais il meurt à Miami le 11 mai 1981, trop faible pour faire le voyage en avion jusqu'en Jamaïque, après être revenu de la clinique allemande du docteur Issels.

Son histoire n
e s'arrête pas à sa mort et son ½uvre est toujours d'actualité...

bob marley video:
could you be loved
roots rock reggae
so much trouble in the world

# Posté le samedi 17 mars 2007 18:50

Modifié le samedi 31 mars 2007 07:05

buju banton

buju banton
Buju Banton peut se targuer d'avoir, avec Till Shiloh, relancer le roots reggae et d'avoir fortement contribué à l'explosion du nu-roots...

N
é en 1973 sous le nom de Mark Anthony Myrie, Buju Banton a été la voix du renouveau du reggae au début des années 1990. Le terme Buju désigne le fruit de l'arbre à pain en langue Marron (guerriers noirs qui luttèrent contre les colonisateurs britanniques). Banton lui a été inspiré par Burro Banton un de ses chanteurs préférés. Mais c'est dès l'âge de 13 ans que Buju fait ses premières apparitions dans le milieu des sound-systems avec le Sweet Love sound-system et le Rambo mango sound-system. Son premier single « the Ruler » fut produit par Robert French (un artiste dont il faut réécouter la discographie ! ! !) en 1986. Il côtoie ensuite des producteurs tels que Bunny Lee ou Winston Riley, qui remarquent sa voix puissante et originale, avant de rencontrer Dave Kelly qui travaille à l'époque chez Penthouse, le fameux studio de Donovan Germain. En 1992, sort son second album Mr Mention qui réunis ses meilleurs singles en grande partie enregistrés chez Penthouse. Les paroles sont très dures notamment vis-à-vis des homosexuels et certaines réflexions sur sa préférence pour les femmes à la couleur de peau claire sont très controversées. Malgré cela l'album se vend très bien en Jamaïque et fait de Buju l'un des artistes en devenir de l'île. Pourtant le morceau « Boom Bye Bye », ouvertement homophobe, sera très critiqué dans le monde entier, en particulier en Angleterre. Buju Banton continue pourtant à sortir de nombreux singles avec des combinaisons très remarquées avec Wayne Wonder (le même qui passe sur MTV ces derniers temps), Marcia Griffiths ou encore le roi des lovers Beres Hammond. Il signe en 1993 chez Mercury et sort l'album « Voice of Jamaica ». Dans le même temps, ses paroles et les thèmes qui l'inspirent sont plus culturels, ouverts, plus matures. Il tente d'éduquer ses fans avec des lyrics qui critiquent la violence, les guerres de gangs, les politiciens jamaïquains... c'est en 1996 avec l'album « Til Shiloh » qu'il acquiert une dimension internationale. L'album est un succès aux quatre coins de la planète. Il est même désigné par le magazine Rolling Stone comme l'un des 100 meilleurs albums de la décennie. « Unchained Sprit », qui date de 2000, un album qui le ramène encore plus vers ses racines africaines, où il évoque de plus en plus Rasta, sort chez VP Records, toujours en collaboration avec Penthouse. Certains fans seront un peu déçus, mais il faut rappeler que ses albums précédents avaient mis le niveau tellement haut ! ! ! Buju Banton ne s'arrête pourtant pas en si bon chemin et nous gratifie de combinaison avec Luciano, Beres Hammond ou encore Steven Marley. Les sujets de ses chansons sont de plus en plus éveillés et parlent d'amour et de paix. Il continue pourtant à dénoncer la violence du ghetto et la bêtise du port d'armes. Son dernier album « friends for life » continue dans cette voix de la réflexion et de l'éducation du peuple. Buju Banton est un artiste incontournable du reggae et du new-roots depuis bientôt 15 ans. Un artiste à découvrir sans hésiter.

buju banton video:
untold strories
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# Posté le samedi 17 mars 2007 18:56

Modifié le jeudi 29 mars 2007 15:15