bunny wailer

bunny wailer
Chanteur de soul, ska, rock steady et reggae jamaïcain, 1963 :
né le 10
-04-1947 à Kingston, Jamaïque.

Exc
ellent chanteur, légendaire mauvais caractère et troisième membre du trio vocal des Wailers avec Peter Tosh et Bob Marley, il est souvent resté dans l’ombre jusqu’à son départ du groupe au bout de dix ans. Il a alors entamé une carrière solo qui a donné quelques bons résultats.


À la fin
des années 50, son père vit avec la mère de Bob Marley, de fait son demi-frère par alliance, dans le ghetto dc Trench Town à Kingston. Le couple aura une fille, Pearl, demi-soeur de Bob et de Bunny à la fois. Le trio du guitariste Peter Tosh, Bob et Bunny devient inséparable. Ils copient les harmonies vocales des Impressions et la voix haute de Bunny se calque sur celle de Curtis Mayfield, dont la tessiture est proche de la sienne. De 1963 à 1966 chez Studio One, il n’enregistre que quelques morceaux en tant que chanteur principal du trio des Wailing Wailers: parmi eux, les superbes «Sunday Morning», «He Who Feels It Knows It», «Dancing Shoes» (inclus dans le CD One Love et The Wailing Wailers).

Les
Wailers traversent une longue période difficile et créent leur marque Wail’n’Soul’m à l’automne 1966. Bunny grave le gospel «This Train». De juillet 1967 à septembre 1968, il est emprisonné pour détention de chanvre indien, période durant laquelle il est remplacé par Rita Marley. À sa sortie il chante «Treat You Right» et «Tread Oh», qu’il enregistre avec les Wailers. Il continue à produire des choeurs et harmonies avec le fameux trio, et participe aux percussions. 1970 est une période prolifique pour le groupe qui travaille beaucoup avec le producteur Lee « Scratch» Perry. Bunny y contribue en chantant ses «Brain Washing», «Riding High» et le superbe «Dreamland » (ces trois titres figurent dans le double CD The Complete Bob Marley & The Wailers 1967-1972, Pense à Moi-EMI). C’est avec Bunny à la basse, instrument central du reggae, que le trio enregistre trois de ses meilleurs titres, «Guava Jelly », «Midnight Ravers» et un de ses rares succès, «Trench Town Rock». Pendant un long séjour de Bob Marley à l'étranger, Bunny crée en 1971 sa marque Solomonic qui publie Le 45 tours «Searching For Love».

En 1972
, la signature d’un contrat international avec Island propulse les Wailers à Londres. Confronté à la neige, à la nourriture anglaise et à la réalité urbaine, le «rastaman» est profondément choqué. Il éprouve de plus la déception de voir son «Reincarnated Souls» sur une face B de 45 tours au lieu de figurer dans l’album Catch A Fire des Wailers. Ses «Hallelujah Time» et «Pass It On» parviendront à figurer dans Burnin’, mais, en pleine tournée anglaise, il a déjà décidé de quitter le groupe au printemps 1973 et de retourner en Jamaïque d’où il refusera de sortir. Il est momentanément remplacé par Joe Higgs, son ancien professeur de chant, et prend désormais le nom de Bunny Wailer. Il enregistre et pubtie les simples «Life Line», «Bide Up», «Pass It On» et «Arabs Oil Weapon». En 1976, Bunny sort son chef-d’oeuvre, Blackheart Man (Island), enregistré avec le groupe de Marley, qui est très présent dans les choeurs.

Ses a
lbums Protest (1977), Struggle (1979) et In I Father’s House (1980) seront moins appréciés. Il modernise son style et obtient un gros succès dans l’île avec «Riding» (le même morceau que celui réalisé plus tôt par Lee Perry). A la mort de Bob Marley en 1981, il grave deux albums en hommage à feu son frère cadet, Bunny Wailer Sings The Wailers (Island, 1981) et Tribute To The Late Hon. Robert Nesta Marley, O.M. (1981). Il sort lui-même de nombreux albums de plus en plus décalés avec le son «digital» (numérique) en vogue et se résout à donner quelques rares concerts à l’étranger dans les années 1980 et 1990. Ses disques n’ont pas plus de succès, mais en 1988, Liberation est mieux accueilli. il retravaille dix morceaux des Wailers originaux avec les voix de Bob Martey et Peter Tosh, y ajoute de nouvelles voix avec Andrew Tosh, le fils de Peter, de nouveaux accompagnements et publie The Never-Ending Wailers en 1993. En 1995 pour le cinquantième anniversaire de la naissance de Bob Marley, il sort, toujours chez Solomonic, Hall Of Fame, un double CD réussi où il chante cinquante chansons de son ami disparu. Il entreprend une tournée mondiale qui passe par Paris en mai 1997 avec une grande formation incluant certains des meilleurs musiciens de la Jamaïque, comme les excellents Gaylads dans les choeurs.

bunny wailer video:
blackheart man

# Posté le dimanche 18 mars 2007 06:27

Modifié le jeudi 29 mars 2007 15:11

burning spear

burning spear
Chanteur de reggae jamaïcain, 1969 : né en 1948 à Saint Ann’s Bay, Jamaïque.

Émule
de Bob Marley, Burning Spear est doté d’une voix incomparable, incantatoire et suppliante, qui confère une dimension très particulière à ses chansons. Il est considéré par beaucoup comme l’homme qui a repris le flambeau rastafari après la disparition de Marley.


Burn
ing Spear, la « Lance enflammée », est un surnom belliqueux emprunté au premier président kenyan Jomo Kenyatta (qui a été d’abord le chef des Mau-Mau, la fraction armée de la tribu Kikuyu qui avait ravi le pouvoir à la minorité blanche en semant la terreur dans les années 50 et 60 au Kenya). Le « Spear » a été élevé, comme le grand leader noir Marcus Garvey, dans la petite ville de Saint Ann, sur la côte nord jamaïcaine. Bob Marley, originaire de la même région, l’a encouragé à rendre visite au producteur Clement « Coxsone » Dodd chez Studio One en 1969. Lors de sa rituelle audition dominicale, ce dernier a d’abord retenu l’excellent « Door Peeper », un sombre morceau qui semble remonter du fond des âges, un des tout premiers manifestes rastas à voir le jour. Spear a enregistré d’autres 45 tours pour Dodd pendant cinq ans. Ils sont pour la plupart réunis sur deux albums, Studio One Presents Burning Spear et Rocking Time, restés d’indispensables classiques comme beaucoup des premières réalisations d’artistes découverts par Dodd. Déçu par sa rémunération, et malgré des merveilles d’une grande pureté comme « Rocking Time » ou « Ethiopians Live It Out », Spear accepte l’offre de Jack Ruby qui réalise en 1975 l’album Marcus Garvey, instantanément et unanimement considéré depuis comme son chef-d’oeuvre. Les disques lsland à Londres ont aussitôt signé avec Burning Spear et distribué ce disque incontournable, remixant et accélérant au passage certains titres, au grand dam des critiques (le son d’origine est toujours disponible sur vinyle en import jamaïcain). Le remixage instrumental dub effectué en Jamaïque, Garvey’s Ghost (1976), est lui aussi indispensable ; c’est sans doute le disque idéal pour découvrir le dub (il est aujourd’hui couplé à l’album Marcus Garvey en CD).

Dès lors, les 45 tours de Burning Spear sortent sous la propre marque de leur auteur, Spear, et sont publiés en album par Island hors de la Jamaïque. Suivent Man In The Hills, réalisé par Jack Ruby, puis Dry & Heavy (1977) qui reprend plusieurs des succès du Spear chez Studio One (il l’arrange, le réalise et le produit lui-même). Peu après, sur les traces de Bob Marley un concert a lieu au théâtre Rainbow de Londres. Il est accompagné par un jeune groupe anglais, Aswad, et la section de cuivres de Bobby Ellis. Un disque en public, Burning Spear Live, est enregistré. Spear a ensuite quitté Island et coréalisé en 1978 avec Karl Pitterson un autre chef-d’oeuvre, Marcus Children, son meilleur disque depuis Marcus Garvey. Celui-ci est également réalisé avec Aswad, et sort en Europe sous le nom de Social Living (Blood & Fire-Night & Day). Puis Hail H.I.M. (EMI), enregistré au studio Tuff Gong de Marley (avec son bassiste Family Man), est une autre perle de cet âge d’or. Ces deux excellents disques existent remixés en versions dub sous le nom deLiving Dub Volumes 1 & 2. Burning Spear organise alors ses affaires en sociétés autonomes nécessaires à son existence.
A ce
stade de sa carrière, malgré des difficultés financières, il est déjà au sommet de la liste des artistes de reggae à renommée internationale. La disparition de Marley en 1981 laisse une place vacante ; le Spear n’a pas l’ambition de la combler, mais sa voix, ses concerts incessants et une discographie solide l’ont imposé comme le leader international du reggae rasta traditionnel au moment où le son jamaïcain bascule dans le tout-numérique des styles dance-hall. Malgré la qualité constante de ses concerts, on ressent un imperceptible déclin; un manque de renouvellement artistique dans le son de ses disques autoproduits, qui pourtant restent toujours bons. La magie des années 70 a disparu, mais ses disques se vendent. Il signe avec la marque américaine Heartbeat (Média 7). Après Farover (1982), c’est Fittest Of The Fittest (1983), et le réussi Resistance (cité pour une récompense Grammy en 1984). Il signe avec la marque anglaise Greensleeves pour People Of The World (1986), Mistress Music (1988) et le double Live In Paris : Zénith ‘88. En 1990, il retourne chez les disques Island (Déclic en France) pour Mek We Dweet, puis Jah Kingdom (1992), Live 1993, le bon The World Should Know (1993) et Rasta Business (1995), qui se vend particulièrement bien. En 1996 paraissent Living Dub Vol. 3 et la double compilation Chant Down Babylon : une anthologie des deux périodes Island qui sort en même temps qu’un Best Of Burning Spear qui, lui, réunit d’autres titres des années 80 et 90 sortis chez Déclic. Après deux grandes tournées aux Etats-Unis (1995-1996) est publié Appointment With His Majesty (Burning Music-Jahmin’-Média 7, 1997), un autre très bon disque. Burning Spear a été cité six fois pour le titre Grammy de l’album de reggae de l’année au cours de sa carrière. La constance inaltérable et mystique avec laquelle il chante des thèmes du rastafari l’a peu à peu élevé au rang des plus grands noms du reggae traditionnel.

burning spear video :
walk
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# Posté le dimanche 18 mars 2007 06:36

Modifié le dimanche 25 mars 2007 15:58

capleton

capleton
De son vrai nom Clifton George Bailey, Capleton a baigné dès son plus jeune âge dans la musique. Ses premières influences furent Bob Marley, Peter Tosch & Bunny Wailer, mais il fut très vite inspiré par Papa San. L'ascension de Capleton fut rapide. Il débuta avec le sound-system African Star en 1989, puis enchaîna avec une tournée au Canada avec Ninjaman. De retour en JA, il enregistre son premier titre pour Xterminator : « Bumbo Red ». ce fut tout de suite un succès. A partir de là, l'artiste se fixa comme objectif de ne pas utiliser de paroles vulgaires, de slackness, mais de propager des messages positifs et éducatifs. Il rejoint l'ordre des bobodreads, convaincu des vertus du rastafarisme. La légende dit que son enfant prononça ses premiers mots dès l'âge de trois mois : Hailé Selassié. S'il a contribué à remettre à la mode le More Faya. Les allusions au feu purificateur datent du début du reggae. Force est de constater cependant qu'il a remis les termes à la mode et qu'il est rare d'assister à un concert sans que soit évoqué le Faya. Il est vrai que ces termes où il demande de brûler le pape ou la reine d'Angleterre ont été mal perçus par de nombreux spectateurs qui n'avaient pas compris ses propos comme des métaphores. Ses paroles anti-batty lui ont également valu de nombreuses critiques. Mais le Prophète continue sa route avec des albums toujours plus puissants : More Fire, ou Still Blazing sont des incontournables dans une bonne cdthèques de reggae. Leader du David House crew qui réunit des artistes comme Jah Cure, Jah Mason, Kultcha Knox, Jah Thunda, Military Man ou encore Moses I, il est incontournable sur la place des artistes « consciousness ». Chaque artiste du crew est un soldat qui a comme mission d'éduquer les peuples et les jeunes. Capleton se déplace souvent dans des écoles primaires ou dans des collèges pour faire profiter les jeunes de sa connaissance de l'histoire africaine qui lui semble être devoir enseigné à son peuple à meilleur titre que Christophe Colomb, Napoléon et consorts... Si l'homme est controversé, ses shows et l'écoute de ses titres mettront tout le monde d'accord.

capleton video:
it was written
jah jah city

# Posté le dimanche 18 mars 2007 07:02

Modifié le mardi 10 avril 2007 11:01

the congos

the congos
Produit par Lee Scratch Perry et enregistau mythique "Black Ark" studio en 1977, "Heart Of The Congos", figure encore aujourd'hui parmi les 20 meilleurs albums jamais enregistrés. Toute époque et tout style musical confondus ! En effet, "Heart Of The Congos" est sans aucun doute l'album le plus original et le plus mystique jamais enregistré, dans toute l'histoire de la musique jamaïcaine. Lee Scratch Perry était à l'apogée de son génie créatif et les Congos (composés de Cedric Myton, de Roy Ashanti et de Watty Burnett) avaient produit là un chef-d'oeuvre intemporel. Joyau parmi les joyaux. La légende raconte que, lors de la sortie de "Heart Of The Congos", le prestigieux label Island de Chris Blackwell, aurait quelque peu "court circuité" la promotion de cet album, lui privant d'une extraordinaire carrière internationale ... Pourquoi ? Tout simplement parceque ce majestueux opus aurait pu mettre enril la carrière de Bob Marley,... alors fer de lance de Island Records. Aujourd'hui, en 2006,ficiant du soudain (et inespé!) Regain d'intérêt pour le "roots & culture" jamaïcain en Europe, les Congos reprennent la route, dans sa formation originelle et c'est avec beaucoup de fierté que Dour Festival vous propose cettegendaire et unique formation vocale, témoignage d'une époque O combien regrettée : Celle de lge d'or du roots reggae jamaicain. 1976-1980. Vraisemblablement LE grand moment de cette programmation reggae Dour 2006. Jah is near...


the congos video:
fisherman ( reggaetime#02)
give praises

# Posté le dimanche 18 mars 2007 07:11

Modifié le jeudi 29 mars 2007 15:50

daddy mory

daddy mory
Si pour beaucoup Daddy Mory est synonyme de Raggasonic, force est de constater que l'artiste a largement tourné la page et s'est imposé en solo que cela soit avec son album « Ma voix résonne », ou ses bad singles « Big Faya » sur le Savage riddim de Laskez et Mek it Happen, « Junkie », « Ragga to the bone », « Madinina Gwada »...
Ca
r malgré le succès de sa période Raggasonic (rappelons que leur dernier album date de 1997) et des titres « aiguisés comme une lame », « J'entends parler du sida », « Bleu blanc rouge », « Faut pas me prendre pour un âne », « Laisse le peuple s'exprimer » Mory, qui a choisi son nom en hommage à Mory Kanté, reste un artiste respecté des sound-systems... Preuve en est le nombre de ses singles qui passent en soirée.
Né à Paris dans le 14ème, il passe sa jeunesse à Ivry / Seine. Inspiré à ses débuts par des artistes comme Papa San et Lieutenant Stichie, ses influences en France viennent, entre autres d'Azrock. Il pose sa première dub plate à l'âge de 16 ans pour le sound vétéran Blues Party. Il bosse également avec le groupe Drop the Lyrics où il est associé à Kafir et Fedo aujourd'hui dans le collectif rap la Brigade.
Sui
t la période Raggasonic avec des albums vendus a plus de 200 000 exemplaires... mais ça on vous en a parlé. En quittant Big Red et Frenchie qui de son propre aveu ne pensaient pas que le dancehall allait tout éclater et ne voulait pas trop suivre cette direction, il commence à travailler sur son album. Malheureusement une sombre histoire de weed l'envoie 4 mois en prison, période qu'il met a profit pour écrire 2 à 3 textes par jour, prier et faire du sport. Renforcé par cette épreuve il débarque avec « Ma voix résonne » sortit chez BMG où il fait la part belle à toutes les influences musicales qu'il kiffe : Dancehall et Reggae bien sûr, mais également ska, Soca et Hip-hop. Il crée en parallèle le label « Atomik Dogz » qui produit cet album et qui prépare de nombreuses surprises : outre le prochain album, Mad Killah, Lee Vayah B. et Mister Fayçal sont un crew proche de lui qu'il encourage... A suivre.
C
ertain parlent même de retour de Raggasonic, mais on peut en douter quand on se rappelle que Big Red expliquait dernièrement que le seul à avoir survécu au groupe c'était lui et que Mory ne faisait que copier les artistes Jamaïcains. Polémique stérile que le public dancehall a tranchée... du moins pour l'instant.

daddy mory video :
j'aime les femmes

# Posté le dimanche 18 mars 2007 07:26

Modifié le mardi 03 avril 2007 07:23