jimmy cliff

jimmy cliff
Un autre artisan essentiel de la naissance du reggae est Jimmy Cliff, qui débute avec un 45 tours, Daisy Got Me Crazy.

C'
est en 1965 que sa carrièrecolle, avec une tournée américaine en compagnie de Prince Buster... sponsorisée par le gouvernement jamaïcain ! Après ce passage américain, Cliff poursuit sa tournée en Angleterre, puis en Europe, il rencontre Chris Blackwell, patron de Island, qui lui propose un contrat. Cliff prépare alors le terrain pour Marley...

P
our l'histoire, Cliff fit deux passages en 66-67 en France (au Bataclan et au Palais des Sports), avec pour ce deuxième concert la présence d'Alain Bashung en première partie.

En
trois titres, autour de 1970, Cliff va imposer son talent et sa persévérance : Wonderful World Beautiful People, WiId World (la version reggae du standard de Cat Stevens) et Vietnam achèvent de le consacrer dans l'imaginaire des amateurs de reggae, puis des autres...

M
ais c'est avec le film The Harder They Come, en 1972, que Cliff rencontre définitivement le succès à l'échelle internationale. Ce film, il tient le rôle principal, raconte les aventures mouvementées d'un jeune zonard jamaïcain, Ivan, qui descend à Kingston afin de devenir chanteur. Il se fait alors copieusement arnaquer par le business musical local. Trois titres issus de la bande originale du film deviennent des succès internationaux : The Harder They Come, You Can Get It If You ReaIIy Want et l'incontournable Many Rivers To Cross, repris ultérieurement par les Animals et Joe Cocker.

# Posté le mercredi 21 mars 2007 13:07

Modifié le jeudi 22 mars 2007 05:38

junior kelly

junior kelly
le 23 septembre 1969, Junior Kelly a toujours baigdans la musique. Son père et grand-père jouait du banjo, sa mère faisait partie de la chorale de l'église, son plus vieux frère était DJ dans le Killimanjaro sound l'un des sounds les plus reconnus. La mort de ce dernier sera une première épreuve dure à surmonter puisque Junior Kelly devra le remplacer pour faire vivre sa famille. Ainsi, il va écumer tous les sounds de l'île pour se faire connaître et rencontrer des producteurs. Rasta convaincu, il se refuse à écrire des chansons légères, voire vulgaires. C'est en 1995, qu'on va vraiment le remarquer grâce à ses performances au Sting et au Reggaesunsplash deux des plus gros festival Reggae. Aps avoir enregistdeux chansons “Hungry Days” et “Good Tidings” pour le label de Willie Carson Front Page, il va rencontrer un succès international avec son titre « Love so Nice » sur une reprise de la version de Stir it up.. 15 ans après son premier titre « Over her body » (1985), il est compende sa persévérance. Ses deux albums suivant « Rise » & « Juvenile » ont confirmé que le sing-jay se concentrait sur des textes « conscious » & « kultcha ».Son dernier album « Smile » confirme cet engagement. Junior s'impose désormais comme l'un des leaders de la scène dancehall / nu-roots aux tés de Sizzla, Capleton, Buju Banton ou Jah Mason. On attend avec impatience sa prochaine venue en France ! !
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# Posté le mercredi 21 mars 2007 13:14

Modifié le jeudi 22 mars 2007 05:41

k2r riddim

k2r riddim
L''histoire commence en 1992 dans le 95 à Cergy. Trois potes (Thierry, Loïc et Thibault) forment le trio à la base de K2R. De fil en aiguille le trio s'agrandit et de nouveaux membres arrivent dans le groupe. Vers 1997, ils décident tous ensemble que leur répertoire sera ensoleillé...jamaïcain. A partir de ce moment une véritable structure va se monter autour du groupe pour justement le rendre viable à long terme. Les membres de K2R vont gérer leur truc en indépendants comme ils l'entendent. Champions de l'auto production, l'ensemble de leur discographie, ils ne le doivent qu'à eux-mêmes et à leur talent. Leur premier album sort en 1998 « Carnet de Roots » qui va se vendre à plus de 10 000 exemplaires en quelques mois. Auto produit et très bien conçu, cet album est venu donner une impulsion de plus au reggae français. Il montre le potentiel prometteur de chacun des membres du groupe. Les textes sont aussi bien en français qu'en anglais ou en linguala. Le fait d'utiliser différentes langues vient enrichir la musicalité. Chez K2R on retiendra plus la forme que le fond. Les thèmes sont sympas, pas particulièrement militants mais intègres, ils écrivent avec une touche d'humour noir pas déplaisante (La discrimination, Politika, Consommer avec modération) et prône la positive vibe (Limbisa, Music Vibes, Losambo). C'est dommage qu'un groupe autant habitué aux foules ne prennent pas plus souvent position....Just One [rasta du groupe] montre leur le chemin...Je préfère me pencher sur l'instru et les arrangements musicaux qui eux valent vraiment le détour ! Ils en ont du talent et ce sont de très bons musiciens. Comme le dit l'une des pages internet qui les concerne : « Ne vous attendez pas lors d'un de leur concert à danser mollement d'un pied sur l'autre ! » Ils affectionnent le ska (Take the Ska Train), le rocksteady et les rythmes africains, créoles...et le dub (Horns in the moon). On ne peut pas dire qu'ils font dans le roots reggae mais ils savent très bien le faire aussi. Non K2R, c'est une ambiance concert brûlante, une atmosphère bon esprit, hyper positif où chacun s'exprime, où on « Big Up » les solos, où on jump toute la soirée et ...où on imite URoy ( ?) non, c'est pas pour être méchant mais l'influence a ses limites, cela dit le chanteur l'imite très bien sur Woman's love. Grande originalité du groupe, l'introduction du violoncelle dans leurs compos (Dub en Do mineur), à part Third World que j'avais vu reprendre « Rastaman Chant » au violoncelle, je ne me souviens pas avoir souvent vu ça, et en plus c'est réussi ! Une solide section basse/batterie cartonnent sur les steppers, les raggas, et autres rythmiques affolant à la fois le cœur et les jambes !

L
e niveau est bon chez K2R, faut dire qu'ils ont une expérience béton de la scène. En 1999 (l'année du reggae français) ils partent pour leur première tournée nationale, ils feront plus de 200 concerts entre 1999 et 2000 dont le Garance Reggae Festival à Bercy en juin 1999 après avoir raflé le premier prix d'un « tremplin rock ». En 1999 encore on les voit à l'émission Nulle Part Ailleurs sur Canal + et on peut les croiser tout l'été dans les festivals, le K2R Riddim résonne de plus en plus loin ! De toute cette expérience sur scène, sort un « Live » où on retrouve ces ambiances de feu. En 2000 une société de production et d'édition se crée autour de K2R Riddim : Aïlissam (Massilia à l'envers - siège social de la Sté). Distribué par Wagram, K2R Riddim insiste sur sa liberté et ne veut pas tomber dans les rouages de l'industrie du disque pour être sur-médiatisé un jour et oublié le lendemain. Gardant la tête froide le groupe sort son deuxième album en 2001 « Appel d'R » qui va être bien accueilli par tout le monde. Le résultat est encore meilleur. Les partis pris artistiques sont les mêmes dans le sens où on trouve du rocksteady, du reggae, du ska, du dub mais le tout est encore mieux maîtriser, le mix est de meilleur qualité et des morceaux sortent vraiment du lot par la réussite d'exécution. Le feeling jazzy jamaican est toujours là et K2R repart à l'assaut des scènes françaises pendant l'été 2002. On a pu les voir notamment aux Solidays en juillet. Sur leur site internet officiel que je vous invite à visiter, y est écrit le but premier du groupe : « concilier qualité artistique et développement à long terme, choix personnels et indépendance ». K2R Riddim nous a pour l'instant offert un beau voyage au cœur de 50 ans de musique jamaïcaine, ils ont prouvé qu'ils connaissaient ce répertoire mais attention : dire que K2R Riddim est un groupe de reggae est faux et franchement réducteur pour décrire leur style musical. Encore un ORDI (Objet Reggae Difficilement Identifiable) du reggae français. K2R c'est une belle histoire pleine de rencontres, de kilomètres et de « serrage de coudes », une aventure humaine et musicale.

# Posté le mercredi 21 mars 2007 13:20

Modifié le jeudi 22 mars 2007 05:30

Lee "Scratch" Perry

Lee "Scratch" Perry
Fondateur de l'un des plus grand studios d'enregistrement pendant la période 70's j'ai nommé le « BlackArk Studio ». Il officie à tout les postes : « chanteur, ingénieur du son, song-writter, shaman et producteur. » Il a un grand rôle, en bien ou en mal, dans ce qu'est devenu le Reggae aujourd'hui, autant au niveau de sa participation derrière les machines que dans la touche musicale complètement déjantée qu'il apporta à l'édifice du ReggaeMusic.

Rainfo
rd Hugh Perry naquît le 28 Mars 1936 à Hanover, Jamaique. C'est vers la période 50's / 60's qu'il commença en tant que « Scout record » pour Coxsonne Dodd, il organisé les différentes sessions d'enregistrements. Un peu plus tard il supervisa des auditions au magasin de vinyl de Dodd sur Orange Street, Kingston.
C
'est en 1963 après avoir écrit des paroles pour Delroy Wilson et avoir travaillé en tant que superviseur, qu'il se rend compte de son propre potentiel vocal. Son chemin avec Dodd l'amena aussi à participer à une association avec les « Wailers » qui aura une forte répercution dans son avenir.

En 1
966, Lee Perry laisse tomber Dodd et commence à travailler avec d'autres producteurs tels que : Clancy Eccles, Sir JJ Jhonson et en 1968 avec Joe Gibbs pour qui il avait déjà écrit et produit des artistes tel que Errol Dunkley et les Pionners. C'est en 1968 qu'il crée son propre label « The Upsetter » aidé de Clancy Eccles. Il signa un accord avec Trojan qui lui assura de voir toutes ses « releases » sortirent sous ce label en Angleterre.
Entre 1
969 et 1974 il sortit une centaine de single sous le label Upsetter. C'est vers 74 qu'il commence à réguler le rythme incroyable de ses sorties et à s'imposer comme un innovateur incontournable en Jamaique et en tant que producteur massif. C'est dans la même année que Perry ouvre son propre studio d'enregistrement « Black Ark », situé au 5 de la rue Cardiff Crescent, Kingston. Junior Byles passe et y enregistre son « Curly Locks » qui le projeta au top des charts. Vers 1975 il commence a bosser les machines, les différents filtres et autres phaser, une boite à rythme rudimentaire et bidouille des sons reconnaissable à la première écoute, le plus étonnant c'est qu'il est produit tout sa sur un 4 pistes !!!
C'est en
1976 que Island record distribue ses toutes nouvelles productions incluant bien sûr les Hepstones « Party Time », Max Roméo « War Inna Babylon », Bob Marley and the Wailing Wailers « Jah Live », « Punky Reggae Party », George Faith « To be a Lover », Junior Murvin "Police and Thieves", grande prospération mais Island refuse deux de ses albums solo ou il chante en outre.

Des Hit
s commerciaux de plus en plus rare et des problèmes personnels qui s'aggravent ne l'empêchent pas de continuer à sortir des grosses productions. Mais son style ne semble plus être totalement au goût du jour et peu à peu ses résultats deviennent de moins en moins bon. C'est au début des années 80 qu'il devient de plus en plus bizarre, ainsi il détruit son studio Black Ark et part pour l'Angleterre. De nombreux interviews le dépeignent comme un personnage enigmatique étrange, un peu come un ovni, ce qui laisse augurer du pire pour sa santé mentale. Par ailleurs il produit de nombreux albums en tant que chanteur et l'on peut voir dans ces productions l'envie enfin réalisée de diffuser sa propre vocal, peut-être un peu trop egocentrique, le public ne sera pas dupe. Il multiplie les collaborations, Mad Professor, Adrian Sherwood, Lloyd Barnes.

C'est
en 1990 qu'il part en Suede travailler avec une nouvelle équipe, il va aussi se marier avec une Suèdoise millionaire avant de retourner en Jamaique avec l'intention de reconstruire le Black Ark Studio. Il ne manque pas de sortir au moins un album par an si n'est plus, et certains on le mérite de tirer leurs épingles du lot, ce vieil acteur de la scène Dub qu'est Lee « Scratch » Perry est encore là et l'on peut toujours s'attendre à des surprises avec ce genre de personnage. Celui que Bob Marley appela le « génie » au cours d'un interview, peut-être considéré comme une des sources les plus florissantes de la musique Jamaicaine de tout temps. Reconnu comme écrivain, producteur, chanteur, arrangeur ingénieur du son il a de part sa contribution individuelle et collective, réussi à faire émerguer une énergie remarquable à différentes époques.

# Posté le mercredi 21 mars 2007 13:35

Modifié le jeudi 22 mars 2007 08:57

damian marley

damian marley
Damian Marleyà Kingston le 21/07/1978 , n'est autre que le fils de Bob Marley (son dernier) et de la Miss Jamaica Cindy Breakspeare. Celui-ci avait à peine 3 ans lorsque son père est décédé. Après une longue bataille juridique et bien des années plus tard, il a été reconnu officiellement membre de la famille Marley.



Il débute dans la musique au sein des Shepherds, un groupe d'enfants de stars autochtones. Après de nombreuses apparitions scéniques, notamment au Reggae Sunsplash en 1992, le groupe se dissout et Damian s'oriente vers le dancehall. Deejay Degree son premier single sort en 1993 chez Tuff Gong, le label fondé par son père. L'année suivante il distribue son second single "Sexy Girls on My Mind" chez Main Street.
E
nsuite Damian devient porte-parole de Leaf of Life Foundation, une association venant en aide aux enfants séropositifs.
So
n premier album, Mr Marley, est produit par son frère Stephen, chef de l'équipe de producteurs Marley Boyz. Grâce à ce nouvel opus, il élargit son public et apparaît plusieurs fois, au festival Lollapalooza en 1997. En 2001, il revient avec un nouvel album, Halfway Tree, élu Meilleur Album Reggae aux Grammy Awards qui mélange reggae jamaïcain, avec toute la force de la basse, et de la batterie et rythmes du 21ème siècle, rap et sonorités hip-hop ou R'n'B. Damian Marley s'inscrit entre tradition paternelle et modernité, puisqu'il n'hésite pas à mélanger son reggae jamaïcain au rap américain. La preuve en est le titre de Damian qui fera suite à "Welcome to Jamrock", extrait de l'album du même nom, 'intitulé "Road to Zion" et qui a fait l'objet d'une collaboration avec le rappeur Nas. Dans son nouvel opus, le fils de Bob Marley ne se cantonne pas à un genre musical spécifique, mais introduit différentes saveurs sonores, et suit l'exemple de son père en s'intéressant aux problèmes sociaux. « Welcome To Jamrock », aborde, loin des préoccupations commerciales, la pauvreté, la violence, et les problèmes qui dévastent la Jamaïque. Cet album vient de remporter le Grammy Awards du meilleur album reggae, de l'année 2006.



damian marley video:
it was written
welcome to jamrock

# Posté le mercredi 21 mars 2007 13:51

Modifié le samedi 24 mars 2007 11:48