Il laisse derière lui près de 500 oeuvres qui ont la spécificité d'être réalisées à base d'acrylique fluorescente, ainsi chaque peinture réagie à la lumière noire (ultras-violets) qui fait ressortir des contrastes invisibles à l'oeil nu et qui offre une multitude de visions différentes de ses toiles.
Son nom d'artiste vient de cette capacité à illuminer ses toiles de Fluo.
Sa peinture l'a amené à voyager à travers le monde, et particulièrement en Afrique, où il a réalisé de nombreuses toiles.
En 1980 Fluoman part en Jamaïque, et réalise une fresque murale à Tuff Gong, dans la résidence de Bob Marley qu'il avait rencontré personnellement quelques mois avant, lors de concerts à Paris.
Il profita également de ce voyage pour peindre chez Joseph Hill(du groupe Culture) avec qui il avait de très bonnes relations.
En effet, Fluoman a participé à l'effervéscence du reggae en France dès les années 70. Il fut un des pionnier de la culture rasta en France.Il fut aussi un des fondateur du label français « Jah Live » dont il conçu les jaquettes de la plupart des productions vinyles.Ce label organisa également des concerts de reggae à Paris avec des Jamaïcains qui, pour la plupart venaient en France pour la première fois (Culture, The Congos, Ras Michael, Lone Ranger...)
Lors de ces concerts il exposait des toiles en décors de scène qu'il éclairait pendant les prestations des artistes. Fluoman a nommé ce principe d'éclairage fluo en live « Sound System Fluo » ou « Fluo System »
Ce terme a donné naissance à un court métrage (« Fluo System ») réalisé en 1981 qui montre les possibilités de mixage de lumière sur ces toiles.
Depuis les années 90 Fluoman était moins présent sur la scène reggae française, mais il a continué à travailler occasionnelement avec des artistes qu'il appréciait jusqu'à la fin de sa vie (Tonton David, Manu Dibango, Jo Corbeau ou le Militan Band).
Son dernier projet aurait été de travailler avec les français Jim Murple Mémorial, groupe de rythme and blues jamaïcain.
Il s'installa dans la ville de Chartres au début des années 80 et y resta jusqu'en 2000, Il y réalisa plusieures expositions, dont une au musée des Beaux Arts.
Il retourna en 2001 à Marseille,ville de coeur où il avait passé sa jeunesse. Isolé dans le quartier des Goudes afin de pouvoir étudier la luminosité propre à la Méditérannée, il réalisa une série de toiles illustrant sa vision fluo du littoral phocéen que tout marseillais pourra reconnaitre.
D'autre part, il participa à la vie de la cité au travers de la passion populaire qu'engendre l'Olympique de Marseille.
Aujourd'hui, on peut encore admirer deux peintures murales fluo dans les travées du Stade Vélodrome ainsi que drapeaux et grandes voiles (tiffos) lors de matchs.
Ce travail a été effectué en collaboration avec le groupes de supporters MTP (Marseille Trop Puissant).
Par ces actions, Fluoman avait la volonté de rendre accessible son art au plus grand nombre, de donner un souffle nouveau à la culture méditérannéenne.
Avec le regard tourné vers l'Afrique, Marseille était la capitale de son coeur.
video pour fluoman:
hommage a fluoman
